L’enseignement supérieur, en général, et sa composante privée, en particulier, a enregistré ces deux dernières décennies de profondes mutations avec l’édification de sociétés de savoir, la compétition entre institutions d’enseignement, l’importance prise par les ressources humaines et la mobilité des étudiants et du personnel enseignant. Parallèlement, on a vu apparaître le souci de la qualité, l’émergence de nouveaux prestataires et celle de nouvelles formes d’enseignement, notamment les campus d’universités étrangères en co-diplomation, les universités en franchise et l’enseignement à distance par voie électronique.
Cette globalisation de l’enseignement supérieur privé et ses conséquences directes sur les économies nationales exigent l’amélioration des compétences des étudiants et celle de la qualité des systèmes d’enseignement supérieur nationaux.
Le CAMES, conscient de ces exigences, cherche à mettre en œuvre des cadres institutionnels pour gérer l’assurance qualité, l’accréditation et la reconnaissance des qualifications dans l’enseignement supérieur. Cependant, il existe encore de nombreux pays où les dispositifs mis en place ne sont pas adaptés pour relever les défis, notamment ceux de l’enseignement supérieur privé.
Par ailleurs, l’absence de mécanismes globaux permettant de coordonner les diverses initiatives au niveau international, conjuguée au manque de dispositifs nationaux d’assurance qualité et d’accréditation en Afrique francophone, sont à l’origine de carences importantes en matière de qualité de système d’enseignement supérieur privé. Avec le processus de Bologne ayant conduit au système LMD, système aujourd’hui adopté par l’UEMOA, le REESAO et le CAMES, il y a l’espoir que ces carences pourront être résorbées. |